VIDEF-ISDR, un partenariat pour valoriser les sites touristiques à l’ISDR-Bukavu

L’Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu (ISDR-BUKAVU) est réputé pour la formation des Techniciens en Développement Rural (TDR). Il est connu pour être la première institution créée en 1962 par les Pères Blancs de la congrégation Missionnaires d’Afrique pour former les assistants sociaux. Avec l’évolution, l’institut a été chargé à s’occuper du développement rural, d’effectuer des recherches scientifiques pour la promotion rurale. Promouvoir le monde rural consiste à rendre les services aux communautés qui vivent dans les campagnes congolaises en les animant et en les éveillant dans les secteurs agricole, santé, éducation, production animale, pisciculture, protection de l’environnement, transformation des produits agricoles, fabrication des outils de production, amélioration de l’habitat rural, lutte contre les maladies des plantes, assainissement des cadres de vie, genre, etc.

Après 57 années d’existence, l’ISDR-Bukavu a formé de milliers de cadres universitaires qui prestent dans les ONG nationales et internationales, les agences de Nations Unies, la fonction publique, l'enseignement supérieur et universitaire, et les entreprises privées. Les services qu'ils rendent à la communauté et les différentes réalisations ont contribué à rapprocher l’ISDR-Bukavu de sa base et à améliorer sa visibilité. Cependant, d’aucuns ignorent qu’à l’ISDR-Bukavu, il existe des sites touristiques qui, avec le temps, peuvent être élevés au titre du patrimoine mondial.

Par exemple, le premier site touristique est le Centre Bandari créé en mai 1966. Il est un foyer de diffusion de la doctrine et de la philosophie du Mouvement Xavéri.  Georges DEFOUR, le fondateur de ce mouvement y est enterré le 1er septembre 2012. Il est l’auteur du célèbre livre que la plupart des anciens cadres congolais ont lu. Ce livre est dénommé "Mon ami Noé" dans lequel nous trouvons le texte de "Papa de Noé fume la pipe". Avec les guerres, les exemplaires de ce livre historique ont disparu, mais le spécimen conservé peut être lu uniquement au Centre Bandari. Les lecteurs peuvent explorer la calligraphie et les belles images qui ont été utilisées par Georges DEFOUR comme Inspecteur de l’enseignement primaire pour fonder la pédagogie et la didactique. Les lecteurs et les chercheurs pourront trouver au Centre Bandari plusieurs écrits de cet auteur notamment « Tufikiri, Tusikiye habari, Hodi, Kindugu, Chants Xavéri Bulikoko, J’apprends le français, ... ». La plupart de ces documents écrits à l’époque coloniale sont bien conservés au Centre Bandari. Dans le livre j’apprends le français, l'auteur raconte l'ingénierie des africains pour résoudre le conflit familial entre Buhendwa et Mutabesha. Après la colonisation Georges DEFOUR a écrit plusieurs autres ouvrages qui sont également au Centre Bandari. Il s’agit de « Calculons juste, Foi et culture, Andragogie, Cinq mille proverbes africains, Les plantes médicinales, Pistes de réflexion, pour une pédagogie du milieu intégral, le développement en Afrique central, une pédagogie pour l’ISDR, profil du TDR, etc. ». Le Père Georges DEFOUR est fondateur de la revue recherches africaines que les chercheurs peuvent lire au CERDAF.

L'arbre en-dessous duquel le Mouvement Xavéri a été fondé par R.P. G DEFOUR en 1953

Le deuxième site à visiter est l’arbre où avait été créé le Mouvement Xavéri en 1953 en vue de développer l’esprit de charité chez les enfants et leur attachement à Dieu. Ce mouvement est devenu international en se répandant au Burundi, au Rwanda, en Ouganda et dans la plupart des pays africains. La plupart de gens n’ont jamais vu cet arbre qui symbolise la genèse du Mouvement Xavéri. C'est donc un site touristique.

Le troisième site à visiter est les quatre points cardinaux qui servent à orienter les repiquages des plantes médicinales selon le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest pour leur permettre à bien pousser. Une plante médicinale doit être déracinée dans une région en tenant compte de sa position géographique avant d’être repiquée ailleurs. Ce principe échappe à la plupart des tradipraticiens.

Réhabilitation par l'ONG Vision de la Femme (VIDEF) du Monument indiquant le centre de gravité de l'Afrique.

L’orientation de ces quatre points cardinaux a était aménagé au lieu estimé le centre de gravité de l’Afrique comme Heartland par l'organisation Vision de la Femme (VIDEF-RDCongo) depuis le 28 octobre 2019. C’est donc un point stratégique à visiter. L’organisation Centre Olame est construite au point de gravitation de l’Afrique. Mademoiselle Antoinette HALSBERGHE y est enterrée et constitue un lieu de pèlerinage.

Les autres sites touristiques sont, le jardin des plantes médicinales, le digesteur à biogaz, la ferme gai lapin, les étangs piscicoles, le bureau où le premier archevêque a vécu, la radio universitaire, le musée des technologies appropriées, la tombe et la statue de GEORGES DEFOUR, l’Amphithéâtre qui porte son nom, les espaces verts qui permettent de respirer un bel air, etc.