Les étudiants apprennent le traitement artisanal des cerises du café à Birava

L’assistant CIRIMWENGOMA KAMAMALE Gomère a conduit les étudiants affectés dans le groupement de Lugendo, en territoire de Kabare pendant 9 jours pour apprendre la culture du café. La plupart des gens consomment du café mais ne savent pas comment les paysans le traitent de manière non industrielle, c’est-à-dire artisanale.
En effet, le café est aujourd’hui la principale culture pérenne de marché en groupement de Lugendo. Car, la culture du bananier a été attaquée par le wilt bactérien de bananier. Pour cette raison, la population a trouvé une culture de refuge. C’est la culture du café malgré ses exigences en ce qui concerne les méthodes de culture et le traitement des maladies. C’est pourquoi les étudiants ont été initiés au traitement des cerises du café avant de les écouler sur le marché. En gros, la professionnalisation a été axée sur le traitement artisanal des cerises du café. Les étapes sont simples à retenir : avoir les cerises, une machine de traitement et les récipients.

A base de cette machine mécanique à double sortie, les cerises sont épluchées. Les épluchures sortent d’un côté et les cafés de l’autre. Les cafés sont récupérés pour être séchés au soleil jusqu’à un taux d’humidité inférieur à 20 pourcent avant d’être vendus au marché.

Les épluchures sont laissées sur le sol, épandues sur les champs aux alentours ou distribuées aux cochons. Malheureusement, l’économie de café est confrontée à l’inflation. Le prix par kilo a baissé comparativement à celui de l’année passé. Il est passé d’1à 0,66 USD pour le café sec, et de 800 à 300 Francs congolais pour les cerises. Les paysans stockent leur café en attendant que le prix s’ajuste sur le plan international. Leur comportement montre que les paysans suivent l’évolution des prix et sont déjà insérés dans l’économie de marché.

Au cours des séances de formation sur le terrain, les étudiants ont manifesté l’intérêt vis-à-vis de l’économie du café et jurent que secteur peut générer des emplois aux jeunes de Birava/Lugendo et leur permettre de gagner leur vie. Pour atteindre cet objectif, les étudiants ont estimé que les maladies de cultures doivent être soignées efficacement. La chaîne de traitement doit être étendue à la culture de bananier pour soulager les paysans qui regrettent d’avoir perdu quelques bananeraies comme le montre la photo ci-après à gauche la nouvelle variété et à droite le bananier attaqué.

Enfin, ce groupe de 22 étudiants est constitué de 15 garçons et de 7 filles interroge le paysan sur les manifestations de la maladie du bananier et son traitement traditionnel dans le groupement de Lugendo. Le savoir local est valorisé, y compris la technologie adaptée au contexte de bricolage.

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