LEADERSHIP FEMININ, ENJEUX DU GENRE ET REDEVABILITE



LEADERSHIP FEMININ, ENJEUX DU GENRE ET REDEVABILITE

Mardi, le 14 septembre 2021, Son Excellence honoraire et madame Liliane BANGA LWABOSHI [1]  a tenu une conférence sur le thème ci-dessus à l’ISDR-Bukavu à l’intention des étudiantes et étudiants, des enseignantes et enseignants, des agents des services publics, des partis politiques et des ONG qui travaillent sur la promotion politique et l’autonomisation économique des femmes au Sud-Kivu.

Au cours de la conférence, l’oratrice a partagé son expérience avec objectif de sensibiliser les autres femmes à devenir des leaders dans l’administration publique, dans les entreprises, dans les ONG et dans les partis politiques afin d’assumer les fonctions les plus importantes et prestigieuses dans l’Etat congolais. Par des illustrations, elle a soutenu que l’héroïsme féminin est continental, il est remarquable en Afrique par les personnages de KIMPA VITA en RDC, de CHRISTIANAH ABIODUN au Nigeria, d’Alice LENSHINA MULENGA en Zambie, de WANGARI MAATHAI au Kenya qui a obtenu le prix Nobel en 2004 pour son engagement à promouvoir les droits de l’homme et la protection de l’environnement. Le leadership féminin est émergeant dans tous les domaines en Afrique. Les femmes assument des responsabilités dans les secteurs formel et informel. Madame Liliane BANGA LWABOSHI est une figure politique parmi les héroïnes de la RDC pour avoir défendu les droits de la femme pendant son mandat à l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Par ses actions humanitaires et de développement durable, elle a été surnommée Maman ESU. Elle n’est pas l’unique femme qui a su se hisser dans le rang social et bousculer les stéréotypes et les perceptions négatives que les hommes entretiennent sur le rôle et le statut des femmes. L’engagement politique est partagé avec ses paires qui sont mesdames Philomène OMATOUKOU et Jeannine MABUNDA.

En RDC, il y a donc des femmes qui se distinguent par leur charisme et esprit managérial. Ces femmes émergent alors que les hommes sont incapables de les libérer des traditions, des barrières culturelles, politiques et économiques qui bloquent leur émancipation en vue de créer une nouvelle humanité, une Afrique d’égalité des droits et des responsabilités.

Conscientes des enjeux du genre, les femmes s’organisent actuellement en associations, en coopératives, en comités villageois, en mutuelles de solidarité, pour faire sauter le verrou de domination masculine, entreprendre les activités génératrices des revenus, renforcer les capacités de management stratégique, briser les stéréotypes et s’approprier les instruments juridiques nationaux, continentaux et internationaux pour balayer les discriminations liées aux sexes.

Dans l’exposé, madame Liliane BANGA LWABOSHI a montré qu’elle a été capable d’assumer ses trois identités d’épouse, de mère et de leader social et politique. Pendant, les vingt mois qu’elle a passés au gouvernement central, ces trois identités n’ont pas été une source tangible de tensions mais des atouts qu’elle a pu mobiliser et par-dessus sa formation universitaire pour solutionner bon nombre des dossier avec efficacité notamment la nomination et la promotion des corps administratif, scientifique et académique, l’agrément de nouvelles filières et le troisième cycle, la régularisation des numéros matricules et la mécanisation des agents de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, la prévention de la pandémie de COVID-19 dans les milieux universitaires, l’encadrement des étudiantes et étudiants orphelins, l’assistance  des personnes de troisième âge, les personnes vivant avec handicap, la promotion des activités culturelles et sportives et la transformation des conflits dans les établissement de l’Enseignement Supérieur et universitaire.

En somme, la conférence a été le moment de souligner que la parité est un enjeu, d’étaler un bilan positif, de sensibiliser les filles et les femmes de tous les horizons à se mobiliser pour déconstruire les stéréotypes et adhérer aux partis politiques.

D’un bout à l’autre, trois thèses ont transparu de la conférence, à savoir – l’incapacité de l’homme à se libérer des traditions et coutumes pour refonder une société d’égalité des droits et responsabilités, – le renforcement du leadership féminin dans tous les secteurs de la vie publique et privée, et – la rationalité des femmes  qui consiste à développer des stratégies pour occuper les postes de décision. L’oratrice a présenté quelques leçons qui découlent de son expérience de redevabilité. Tel est  l’enjeu du genre qui consiste à marier les trois identités évoquées ci-dessus en vue de participer à la transformation de l’Etat congolais. Lire le texte en annexe pour en savoir davantage et donner un commentaire.

Qui est l’Oratrice de la conférence?

[1] Pour la petite histoire, Madame Liliane BANGA LWABOSHI a étudié le premier cycle universitaire à l’ISDR-Bukavu. Elle a fait le développement rural, option d’administration rurale.  Elle a poursuivi sa formation universitaire à l’universitaire du CEPROMAD à Kinshasa où elle a obtenu la licence en management stratégique et opérationnel, orientation management de développement. Ce cursus universitaire constitué de background  en administration et management de développement a beaucoup joué comme atout important pour lui permettre d’assumer les fonctions de gestionnaire de la Mutuelle de santé à KADUTU, pour devenir cadre de l’UNC et Vice-ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Elle est assistante aux universités du CEPROMAD, cadre de l’UNC. Depuis 2021, Liliane BANGA LWABOSHI est coordonnatrice de la zone Est de l’UNC qui comprend le Maniema, le Sud-Kivu et le Tanganyika.

 


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