Jeunes entrepreneurs, leviers d’un Congo émergeant d’ici 2050

L’institut Supérieur de développement Rural (ISDR) à Bukavu à travers son Centre de Recherche et d’Expertise en Genre et Développement (CREGED) a réuni ce mercredi 18 juillet 2018 plus de 50 jeunes filles et garçons de la ville de Bukavu pour échanger et réfléchir sur « la vision des jeunes vis-à-vis de la RDC ».

La journée d’échange et de réflexion a été introduite par le Professeur Bosco MUCHUKIWA, Directeur Général de l’ISDR-Bukavu pour circonscrire l’objectif de l’activité. Cette activité a été animée par les intervenantes en provenance de Belgique, Londres, Norvège et des USA en vue de réveiller le patriotisme et de susciter le sens civique de responsabilité des jeunes pour bâtir un Congo émergeant d’ici 2050 et de transformer leurs faiblesses en puissance.

Au cours de cette activité, les interventions ont été enrichies par les expériences de CREGED, de l’ASBL USAFI NI AFYA, de KWANZA Technology, de Briquettes KIVU, de Maison Artistique Merlin, de l’Association Congolaise pour la promotion des Initiatives Locales, d’Omni Tools, du Groupe de Jeunes Chrétiens et d’Actions pour la Protection de la Nature et le Développement (APRONADE). Ces organisations des jeunes ont la particularité de faire l’entrepreneuriat à Bukavu.  Des exposés des intervenantes visaient à stimuler la confiance des jeunes, à s’auto-évaluer et à se doter de la vision stratégique en vue de capitaliser les atouts et les opportunités qui existent au pays pour l’aimer davantage et d’entreprendre des actions pour contribuer au développement national.

D’après Josette ZAHINDA, Directrice du Projet à l’International Education Solutions (CULTIVA) en Afrique a suggéré aux jeunes congolais d’avoir à cœur la vision, l’esprit d’entrepreneuriat, la stratégie et de passer à l’exécution des actions et des idées enfouies dans leur être pour réussir à transformer la RDC.

Dans son exposé, le Docteur Marie-Rose BASHWIRA, Coordinatrice scientifique du CREGED a présenté la  vision et la mission du  CREGED qui consistent à former les jeunes (filles et garçons) sur le genre et à les ouvrir au monde de façon holistique.

 

Pour Mademoiselle BUKASA AMINA, les jeunes congolais doivent agir pour influencer à trois niveaux qui  correspondent à trois  types de maisons. L’image de maison reflète  notre vie au quotidien. Chaque individu doit connaître ses atouts et ses faiblesses  pour se perfectionner. Ainsi, il doit faire quelque chose, c’est-à-dire chercher la vie. Le contraire n’est pas possible. La première maison représente notre propre corps qui doit être entretenu par nous-mêmes. La Deuxième maison est constituée de sa famille et de ses amis. Les membres de la famille ne sont pas choisis sauf les amis.  Avec les membres de la famille et les bons amis, l’individu apprend ce qu’il est et ce qu’il est capable de faire dans la société. La troisième maison enfin, c’est la société dans laquelle l’individu évolue et subit l’influence. Quelle est notre sphère d’influence ? La façon d’influencer à ces trois niveaux consiste à entreprendre et à  chercher la vie. Les jeunes sont capables car ils ont la ténacité et l’autodétermination. Il est temps qu’ils s’occupent des autres et trouvent des solutions aux problèmes de leur société. Car, la passivité ne contribue pas à la perfection et au progrès social.

Madame Stéphanie, Directrice de l’ASBL USAFI NI AFYA a sensibilisé les jeunes sur différentes pratiques médicinales et les valeurs africaines pour un développement local et endogène, et le patriotisme. Le Responsable de cette association basée à MUSHEKERE a réalisé avec les jeunes femmes entrepreneuses l’élevage de porcs, le tissage des paniers, l’achat d’une propriété foncière, la gestion des déchets, etc.

Madame CESARINE MBONE de l’organisation dénommée Womens Visions a développé l’idée de l’autonomie qui doit caractériser la jeunesse congolaise pour se faire valoir. Elle a montré par des exemples que l’autonomie consiste à rompre avec la main toujours tendue en reproduisant les expériences qui ont fait preuve ailleurs, en travaillant pour répondre aux besoins de la société en vue de gagner de l’argent pour satisfaire ses propres besoins. Elle a conclu que la jeunesse doit mettre en pratique ses initiatives propres, promouvoir les produits locaux et valoriser les talents personnels.

Mademoiselle Patricia LOKWA Servant de l’organisation Congo Love a développé les concepts de panafricanisme et d’UBUNTU pour éveiller le patriotisme chez les jeunes. Ces derniers doivent aimer leur pays pour le développer par l’assistance aux autres, par les campagnes de conscientisation pour se rendre utile, par le travail et la connaissance de la vraie histoire de son pays.

A la fin de cette activité, les jeunes ont appris les principes de base pour devenir entrepreneur. Il s’agit de chercher la vie et non le contraire, de se rendre utile et important par le travail dans la société, de développer les ressources locales, d’initier les activités durables, de partager les expériences avec les autres jeunes, de tenir compte du genre et de surmonter les défis. Pour réussir leurs initiatives dans la vie courante, les jeunes doivent appliquer quatre modes opératoires, à savoir : (i) se donner une vision, (ii) développer l’esprit d’entreprise, (iii) définir la stratégie et (iv) passer à l’exécution.

2 Replies to “Jeunes entrepreneurs, leviers d’un Congo émergeant d’ici 2050”

  1. Christophe CIRUMIRA

    Merci beaucoup pour ces différentes activités faisant la fierté de l’ISDR Bukavu où j’étais très impliqué comme team des jeunes de la ville de Bukavu.

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