Faire de l’agriculture paysanne un enjeu du développement local

L’Institut  Supérieur de Développement Rural de Bukavu (ISDR-Bukavu) a organisé  les activités de professionnalisation des étudiants de deuxième année de graduat toutes les options confondues. Ces étudiants étaient répartis en groupes de 20 à 30 personnes. Chaque groupe était affecté dans un axe bien défini et supervisé par un ou  deux enseignants.

Cette année académique 2018-2019, l’équipe affectée à BUGOBE était supervisée par l’enseignant dénommé Claude MUSEME. Il a encadré 24 étudiants dont 12 garçons et 12 filles. La parité a été respectée dans ce groupe qui a fait 9 jours de travail  dans le groupement de BUGOBE, du 8 au 16 avril 2019.

Ce groupement de BUGOBE étant dans la Chefferie de KABARE au Sud-Kivu est subdivisé en trois localités, à savoir BUGOBE -Centre, KALULU et KAHAVE /CIFUMA.  Dans ce groupement,  les étudiants ont identifié avec l’appui des membres de la communauté (hommes et femmes) les principaux problèmes de développement rural.  Il s’agit du faible accès aux soins de santé primaire par la population. Ce problème de santé est manifesté par le manque d’eau potable,  l’hygiène précaire et l’assainissement du milieu élémentaire. Le deuxième problème qui a retenu l’attention des étudiants est l’insécurité alimentaire caractérisée par la baisse de la production agricole,  l’infertilité des sols, les maladies des plantes et des  insectes ravageurs. L’action humaine est limitée par le manque des produits phytosanitaires, des semences améliorées et l’insuffisance des outils agricoles.

  Après cette identification des problèmes clés, les étudiants ont intervenu dans les travaux communautaires notamment l’entretien des sources d’eau potables. Ces travaux étaient  organisés  par les chefs des villages pour  offrir à la population de l’eau propre et éviter ainsi la propagation des maladies d’origine hydrique. Les étudiants ont débouché des caniveaux pour éviter la stagnation des eaux usées dans le milieu qui seraient à la base de prolifération des moustiques, vecteurs de la propagation de la malaria dans le groupement. L’objectif de cette activité était de développer chez les étudiants les compétences en matière de gestion et  de maintien des sources d’eau potable.

La deuxième compétence consistait à apprendre aux étudiants via l’expérience de la population les techniques d’aménagement des compostières en vue de contribuer à la fertilisation des sols.  Les étudiants ont appris à aménager les compostières dans les champs des paysans afin de promouvoir la restauration de la fertilité du sol. L’objectif de cette activité était de connaître les stratégies que les paysans utilisent pour augmenter la production agricole. L’aménagement des compostières n’est pas répandu. C’est donc un défi à surmonter pour faire de l’agriculture paysanne  un enjeu du développement local. Au cours de cette activité,  les étudiants ont apprécié l’implication des leaders du milieu notamment les chefs des localités, les responsables des associations locales de développement, les membres du CIDISHA, les chefs de sous villages, etc.

Nous proposons que les intervenants dans le domaine du développement durable s’impliquent dans la résolution des problèmes identifiés par les étudiants.  Le travail consisterait à évaluer avec la population locale l’option qui convient le mieux pour améliorer davantage le système de production agricole, la modernisation est-elle maintenant voulue,  pour nourrir les familles et approvisionner le marché ? Les paysans peuvent répondre à cette question sans trop de détours après 60 années d’échec de développement rural.  

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3 Replies to “Faire de l’agriculture paysanne un enjeu du développement local”

  1. Pardo Mwetaminwa

    Vraiment c’est une bonne chose pour l’ISDR.
    mais par ailleurs, c’est depuis le changement du nom ISES en l’ISDR que ces étudiants se rendent en milieu ruraux chaque année pour leurs sorties professionellles et où ils travaillent avec les membres de la communautés locales.
    Alors, quel est l’impact de ces sorties professionelles?
    par ce qu’on risque toute les années faire des sorties et ça devient quelques choses de routine mais aucun changement ne se produit pas.
    aussitôt qu’ils rentrent à l’Université, est-ce l’ISDR fait le suivi des acquis laissés par les étudiants aux membres dela communautés? car debouché un caniveaux cette année, l’année prochaine, une autre promotion viendra toujours debouché cette même caniveaux.

    mais je pense il faut tout d’abord évaluer ces sorties, si pas d’impact, je propose à l’ISDR de changer de strategie d’intervention ou d’orientation des ses etudiants.

    Merci à vous

  2. Josette Chibenda

    j’apprécie les sorties professionnelles en G2 puisque ces étudiants vont apprendre et sensibiliser la communauté. Je dirai aussi que ce n’est pas une routine puisque les étudiants qui étaient en sorties professionnelles cette année, n’y iront pas l’année prochaine ce sont les autres qui irons. Je suggère aux superviseurs des sorties professionnelles en G2 de solliciter aux autorités de ces axes de renfoncer la sensibilisation parce que le constat en est que juste après les sorties professionnelles la communauté cesse avec ses activités communautaire.

  3. VITYA VITYA MANGWASI TSDR

    Oui, c’est une bonne chose, mais ces étudiants doivent avoir l’esprit de créativité étant donne que devenir TDR ne pas seulement un slogan scientifique, mais ils sont forme pour susciter un changement dans un milieu abandonne chaque dans sa communauté respective pour que les paysans beneficies de leur formation à l’ISDR.

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